17.05.2008

Mais où va t'on ?

C'est vraiment mais alors là vraiment abusé. Décidement notre Président de la République se vautre dans le grand n'importe quoi. Non seulement, il prend la parole sur des sujets qui ne sont pas de son niveau de responsabilité, et encore moins de son domaine réservé (Défense et Affaires Etrangères). A ce propos, nous ne l'avons pas beaucoup entendu sur la situation dramatique de la Birmanie ou de la Chine, c'est quand même plus important et du niveau du chef de l'Etat, que de se préoccuper du droit de grève des enseignants, qui est du ressort du ministre de l'Education Nationale. Mais bon, il en est ainsi...

Ce qui me dérange le plus et commence sérieusement à m'agacer, c'est cette liberté d'expression qui commence à être bafouée de plus en plus. Non seulement, il s'en prend aux médias (http://peube.hautetfort.com/archive/2008/05/08/putain-4-ans.html) mais maintenant c'est aux manifestants syndicaux qui sont la ligne de mire de son service de sécurité. Le journal Le Monde nous rapporte, par deux fois, que les services de police, garant de la sécurité du Président (ce qui est bien normal) ont confisqués des banderoles, tracts, casquettes et autres gadgets de revendication de syndicalistes venus manifester et exprimer leur mécontentement  au Chef de l'Etat. Il m'avait semblé que notre constitution protégeait non seulement le droit de grève, la liberté politique et syndicale mais surtout la liberté d'expression. Mais peut-être que je me suis trompé là-aussi...

Ca comment vraiment à bien faire que de constater, jour après jour, que les libertés fondamentales, dans notre pays, appellé tout de même PATRIE DES DROITS DE L'HOMME, soient allegrement piétinées sans que personne ne s'en emeuvent. C'est quand même, vous avouerez affolant. Je ne sais pas vous, mais moi çà comment vraiment à me chauffer mais alors vraiment. Nous sommes dans les commémorations de mai 1968, peut-être que M. Sarkozy se prend pour De Gaulle et veut avoir sa révolte à lui tout seul pour imprimer l'histoire de sa marque. Je sais bien que ce dernier, disait que les Français étaient des veaux, mais il ne faut peut-être pas les prendre pour plus stupides et plus aveugles que nos dirigeants veulent bien le croire.
 
Quant on voit que dans tout les grands corps de l'Etat la grogne monte, même dans ceux réputés comme muets et disciplinés (cf. l'Armée) cela ressemble au tonnerre qui gronde avant l'orage. Je sais bien qu'après l'orage il y a des arc-en-ciels mais il y a des orages qui font des dégats, des innondations et des catastrophes. Alors, n'abusons pas... Nous sommes, encore, en démocratie, nous avons élus des députés (qui commence aussi, enfin, à  se rebeller), sachons leur faire remonter notre agacement contre ce grand n'importe quoi. N'attendons pas qu'il soit trop tard, pour réagir. C'est maintenant, aujourd'hui, qu'il faut prendre notre destin en main. Ne laissons pas notre si beau pays partir à la dérive, sachons garder notre dignité et montrer à celui que nous avons élu à la magistrature suprême qu'il a des compte à nous rendre et qu'il doit accepter les critiques, remarques et manifestation et ne pas les prendre à la dérision.
 
Alors, oui, plus que jamais,
FRANCE REVEILLE-TOI...
avant qu'il ne soit trop tard.... 

 

08.05.2008

Putain... 4 ans !

Cela fait un an que nous sommes en Sarkozie! Un an de Présidence bling-bling, un an que celui qui a été élu à la tête de la Nation Française nous mène en bateau (en Yatch plutôt). Passons sur le pouvoir d'achat,les vacances en Egypte avec Carla,les caisses de l'Etat qui sont vides,Arcelor-Mital et toutes ces promesses sans lendemain. Pour le dédouaner, avouons cependant que la conjoncture n'est pas facile non plus. Cependant, gouverner c'est prévoir et on ne dit pas un jour blanc, pour dire le lendemain nor. Et aussi, devant cette conjoncture délicate, devant les Français qui essaient de s'en sortir malgré tout on n'a la décence de ne pas s'augmenter de 170% son salaire. C'est vraiment faire injure non seulement aux électeurs mais aussi à l'éthique en politique.

Pour cet anniversaire des 1an de notre Président, grande fête salle Gaveau (pourquoi pas, après tout, faire la fête d'une victoire c'est une bonne chose) mais triste fête car le héros (peut-être préfererait-il hérault) n'est pas venu, pour ne pas être trop bling-bling si j'en crois les journaux. Mais, le lendemain, invitation des quelques 250 députés UMP au Palais pour une sarko-party et fêter l'accesion au trône de Nicolas Ier. Avant petits fours, champagne et autres douceurs (je ne parle pas de Carla), discours ! Jusque là, tout va bien, rien à dire, il est chez lui, c'est lui le chef ! Ok ! Mais, le propos à lui de quoi choquer. Critiquiter abondemment le Président Chirac, sur son bilan, la durée avant d'accéder à la magistrature suprême (avons quand même que le Président Mittérand était plus difficile à batte que Ségo) c'est quand même abuser. Serais-ce trop de rappeler qu'avant d'être au Palais, l'occupant actuel était ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur et chef de file de l'UMP... Sans doute, qu'il n'avait pas toutes les rênes pour gouverner... bien-sûr !!! Non mais, on se moque vraiment des Français là ! Ca devient n'importe quoi !

Mais le pire, quand même c'est les critiques sur la presse. S'offusquer parce qu'ils sont moins favorables au Prince, qu'ils le critiquent, dénoncent sa politique et publient des sondages loin d'être flatteurs, qu'ils n'agissent pas comme il le voudrait, c'est proprement scandaleux. J'avais cru lire dans la constitution que la liberté de le presse était érigée en droit inaliénable. Peut-être que là aussi je me suis trompé... Dire qu'il n'y a pas d'opposition et que par conséquent c'est la presse qui fait office, c'est une fois de plus, mépriser ses adversaires politiques (dont on s'arrange qu'ils n'aient pas beaucoup de moyen de s'exprimer) mais c'est insultant pour les journalistes qui, en leur âme et conscience, avec leur sensibilité propre tâche d'éclairer les Français. Cependant, heureusement qu'il y les vrais journalistes de Paris-Match qui nous font du Sarko-Show, c'est mimi quand même de savoir que quand Nicolas est tendu, sa tendre épouse vient sur ses genoux... Promotion de guimauve assurée... Pendant ce temps là, on ne parle pas des vrais problème....

 Ce constat me rappelle les propos d'un certain François Bayrou tenu pendant la campagne présidentielle. Il nous avait prévenu, mais la facilité est tellement simple, on peut tout promettre et vouloir tout faire en même temps. Mais à quel prix...

Au secours, France, reveille-toi !!! 

25.02.2008

De la vertu d'exemplarité...

Qu'un électeur mécontent invective le Président de la République avec une légerté certaine et un propos peu délicat c'est assez habituel même si ce n'est pas forcement louable. Cependant, même si le Chef de l'Etat était dans son droit le plus strict de répondre, le faire par des insultes c'est tout bonnement scandaleux. Au niveau humain tout d'abord, insulter l'autre ce n'est pas, tout d'abord le respecter, c'est aussi entrer dans une attitude de mépris. Ensuite, pour celui qui est à la tête de notre Pays, ce n'est pas non plus donner une image noble ni de la fonction présidentielle, ni de la Politique. C'est à croire que le Président de tous les Français fait tout pour se décrédibiliser et prêter le dos à la critique. C'est peut-être une stratégie... soit !

Ce qui me gène le plus, dans cette affaire, c'est que le gouvernement fait de belles déclarations quant à l'éducation, le nécessaire respect des uns et des autres, les bonnes manières etc... Et voilà que celui qui est à la tête de nos institutions se comporte comme ceux qu'ils condament d'irrespect et devant lesquels nos bonnes gens s'offusquent.

Après, des parents portent plainte parce que leur enfant, après avoir insulté son professeur, s'est pris une claque. C'est vrai, après tout c'est tout à fait normal d'insulter, puisque même le Président de la République le fait. C'est devenu sans doute la norme... 

J'avais cru comprendre qu'on reconnaissait un chef à sa vertu d'exemplarité, mais je me suis sans doute tromper... là aussi !

 

 

11.02.2008

De qui se moque t'on

4beacc8a7bb542f13421411bc17b8be5.jpgQuand notre Président de la République ne fait pas dans le people en emmenant sa compagne dans un parc d'atraction, quand il ne mélange pas les affaires privés avec les affaires de l'Etat tout en s'offusquant que les médias s'en intéressent quant il ne fait pas des promesses irréalisable (cf Mital en autre) en se moquant allégrement des travailleurs, voilà quil se moque royalement des électeurs.

Dans son allocution radio-télévisé d'hier à propos de l'autorisation du Parlement afin que l'Executif promulgue le traité de Lisbonne, c'est à être plié de rire si ce n'était pas si déplorable. Certes, le Président de la République tient une de ses promesses de campagne (pour une fois) mais est-ce la plus difficile quant on la majorité absolue au Parlement. 

Certes, le Parlement est la représentation démocratique du Peuple Français et chosir cette voie pour la ratification est constitutionnelle, certes risquer un référendum où la réponse apportée ne soit pas celle de la question... Mais bon, de là à faire une communication officielle "ex-cathedra" c'est abuser...

 A combattre sans péril, on vainc sans gloire" dit la maxime...