12.10.2008

Etre...

La question fondamentale dans la vie est de savoir qui l'on est. Il est parfois plus facile de répondre par la négative et de définir ce que je ne suis pas, mais cela ne répond pas à la question (encore un dialogue qui se termine par un silence...). La vie, au fil du temps qui passe, nous a plus ou moins bosselé, nous arrivons donc avec nos blessures, nos faiblesses, nos failles. C'est ainsi, nous n'y pouvons rien pour nous, mais nous pouvons nous efforcer de ne pas être volontairement pour les autres des blesseurs, des bosseleurs. Notre caractère se forge petit à petit, il est fait de ce que nous sommes.

Nous ne serons jamais que ce que nous sommes, c'est une jolie totologie. Arrêtons de jouer à cache,-cache à porter des masques pour faire beau, pour faire comme si, arretons aussi de faire mal pour le plasir de faire mal, c'est pas très utile et çà blesse surtout l'autre. Quelle est l'utilité ? Aucune. Apprenons à accepter l'autre comme il est, avec ses questionnements, avec ce qui fait qu'il est lui, sachons entendre ce qu'il a à nous dire. J'en ai plus que ras le bol de cette sainte ignorance, de ces silences et sourires polis qu'on se lance ou qu'on se laisse. Apprenons à oser dire ce que l'on porte comme vérité, comme désir, comme besoin de la présence de l'autre, même de sa non présence. Arrêtons l'hypocrises par pitié, ne cessons pas de devenir ce que nous sommes en profondeur.

Quand arrêterons-nous de nous mentir, de mentir aux autres ? Quand arrêterons-nous de fuir devant ce qui nous interroge ou ce qui nous fait peur ? Quand oserons-nous  briser le silence pour porter une parole qui construit, réchauffe et qui fait la différence?   Quand oserons-nous être pleinement ce que nous sommes, porteurs tout autant que nous sommes de nos failles, faiblesses ou autres défauts et de nos quelques qualités (tous le monde en a)? Apprenons jour après jour à nous assumer tel que nous sommes et pleinement ce que nous sommes. Espérons (toujours et encore l'espérance) que ce jour viendra prochainement, cela deviendra un facilitateur de relations humaines, cela nous donnera de bâtir un monde plus juste et plus fraternell Je sais, je rêve mais bon d'autres avant moi on rêvé que les noirs et les blancs pourraient monter dans le même bus et c'est devenu réalité...

Devenons ENFIN des hommes et des femmes pour les autres, debouts prêts à rendre compte de l'ESPERANCE qui est en eux. C'est mon rêve que l'honneté, l'authenticité, la générosité deviennent la charte du vivre ensemble de notre monde. Idéaliste très certainement, utopiste peut-être mais voilà mon rêve. Tant pis s'il ne se réalise pas, je pourrai reprendre cette fameuse finale de Musset  (acte II, sc 5), dans "On ne badine pas avec l'Amour:" J’ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois ; c'est moi qui est aimé et non pas un être factice crée par mon orgeuil et mon ennui"

Et puis si mon article, vous ennui, un peu de musique qui adoucit les moeurs... a ce qu'il paraît !

 

10.02.2008

On ne badine pas avec l'amour

" tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées; le monde n’est qu’un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange; mais il y a au monde une chose simple et sublime, c’est l’union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux.
On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière, et on se dit : j’ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois; mais j’ai aimé. C’est moi qui est vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui."

 

Cette fameuse citation d'Alfred de Musset, tiré de On ne badine pas avec l'amour, je ne sais pas si toutes les femmes et tous les hommes sont ainsi. Cependant, je sais, et ce n'est pas un savoir livresque, que l'amour vrai ca fait mal. Ca fait mal parceque l'on est dans la vérité de la relation, de la volonté de se donner à l'autre sans réserve, sans faux-semblant. c'est pour cela qu'il faut prendre le temps de prendre le temps d'aimer. C'est une question de désir, de maturation de ce désir. 

Ce qui compte, il me semble, bien plus que la blessure d'un amour décu, d'un amour trahi, d'un amour impossible... c'est de garder cette capacité d'aimer, cette capacité d'ouverture à l'autre parce que ce qui compte avant tout c'est aimer jusqu'a l'impossible, jusqu'à l'oubli de soi. Cela demande du courage, de l'audace...