06.06.2008

A quoi sert...

" A quoi sert de gagner tout l'Univers si tu y perds ta vie"... Voici une phrase qui me hante depuis une bonne quinzaine d'année comme elle a dû hanté François-Xavier quand Ignace la lui a dit. Cette phrase, tirée de la Parole de Dieu, a, il me semble, une portée universelle. Oui, a quoi sert de vouloir tout vouloir, tout posséder, tout maîtriser si c'est au prix de ce que nous sommes au plus profond de nous-même. Qu'est-ce que nous gagnons à ce prix, pas grand chose, même pas le bonheur, même pas la joie de se savoir vivant. Nous pouvons avoir la vague impression d'une satisfaction personnelle, d'être reconnu (c'est important tout de même) mais reconnu pour quoi, parce que je brille, reconnu parce que cela fait "bling-bling",que ca chaud tout partou, parce que pendant ce temps là je ne pense pas à ce que je suis au coeur de moi-même.

Il est bon de prendre du bon temps, il est bon de passer du temps avec ceux qu'on aime même de se prendre le plaisir de boire juste parce que l'on est bien ensemble et qu'on a envie de le faire. Oui, c'est important, c'est fondamental même mais ce n'est pas perdre sa vie en essayant d'acquérir je ne sais pas quoi. Ce que je souhaite mettre en exergue c'est la supercialité parfois de notre vie, pas sa légèreté, pas ces petits instants de folie, bien-sûr que non ! Cette superficialité dans nos relations, pour tuer le temps, pour essayer de nous convaincre que ce qui compte avant tout c'est de faire semblant, de faire comme si, de montrer aux autres que je suis pareil qu'eux, même si bien-souvent au coeur de ce que je suis ca résonne faux. On ne peut pas vivre sa vie en décalage constant avec la vérité de son coeur, avec la vérité de sa vie. A moins de souhaiter combattre le malheur par le malheur. Il y a du sens à s'inscrire en fidélité avec ce que je suis, à se mettre au diapason de ses valeurs, de ce que l'on croit au plus profond de soi-même, ce qui fait que je suis moi et pas le voisin et la voisine. C'est moi qui vit et pas un autre.

Faisons un grand pas en avant, prenons conscience de ce qui nous fait vivre, de ceux qui me font vivre. Arrêtons de toujours vouloir ce que nous sommes incapables de vivre parce que c'est en inadéquation complète avec ce que nous sommes en profondeur.Prenons le temps de contempler, de sentir et goûter intérieurement ce qui donne du sens à ma vie. Ce n'est pas la quantité qui compte, mais la qualité de relation que nous avons les uns avec les autres.

Une fois de plus c'est une invitation à prendre le chemin de la fidélité...