14.02.2008

Laicité, j'écris ton nom laicité

5a164b7e8c1473cf7ee783f12875e99e.jpg

Monsieur le Président de la République, Nicolas Sarkozy, a renvendiqué recemment, lors du discours qui a suivi son installation comme chanoine d'honneur de saint Jean de Latran, titre que l'on doit à Henri IV, à Rome, une nouvelle conception du rapport entre la réligion et l'Etat. Il a surenchérit un peu plus tard à Ryad pour parchever au cours d'un diner organisé par le Conseil Représentatif des Institutions juives de France (CRIF).

Dans son discours, qui soit dit en passant est fort bien écrit, et contient un beau commentaire de la dernière encyclique de Benoît XVI, il y a quelques petites choses qui me font réagir. Je ne reviens pas sur ses convictions chrétiennes qu'il réaffirme, chacun chemine à son rythme et chacun à le droit d'exprimer ses convictions religieuses ou non convictions religieuses comme il le désire, c'est d'ailleurs cela la laïcité française. Est-ce de la responsabilité, de la compétence d'un chef d'Etat de donner son avis sur le bien fondé de la croyance religieuse ? Je ne pense pas, cela est du domaine de l'intime et, à ce titre, une dimension sensible de la vie de chacun. Le Président de la République n'a pas à me dire comment je dois penser, les critiques fusent suffisament à l'égard des clercs dans ce domaine pour que le politique ne tombe pas dans ce risque. Le Président se doit d'être au-dessus des parties et favoriser la cohésion nationale.

 Aussi, comparer la vocation religieuse à la fonction de Président de la République, c'est encore entrer dans la confision des genres. Je ne remets pas à cause l'investissement plein et entier de M. Sarkozy dans la charge que le Peuple Français lui a confié mais je ne pense pas que cela puisse être comparable. Devenir prêtre ce n'est pas rechercher le pouvoir, c'est essayer d'entrer dans une attitude d'ouverture sans cesse à l'autre, à accepter de devenir serviteur de ses frères à l'image du Serviteur, il n'y a pas de campagne électorale, ni de programme si ce n'est l'annonce de la Bonne Nouvelle. Il est nécessaire de cesser les analogies. Même si politique et religion peuvent dialoguer ensemble... Il en est de même dans la comparaison entre la morale de l'instituteur et du religieux.

Pourquoi vouloir absolument tout mélanger... Je n'attends pas du Chef de l'Etat une thèse sur le dialogue entre morale laïque et morale religieuse, ni de savoir si le monde est mieux sans ou avec une croyance en Dieu... Rendons à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu !

 

10.02.2008

La politique au coeur

f78f9d5e5eadbdff7d12fffa4223ad7e.jpg Originaire d'Epernay, j'eu pendant de nombreuses années Bernard Stasi, comme maire, député et député-européen par la suite. Cet homme du centre n'a jamais transigé avec ses valeurs et son idéal de respect, d'accueil de chacun au titre de son humanité, de sa vision et de son savoir-être en politique. Cela lui a valu certaines critiques mais au moins nous pouvons voir que la fidélité en politique existe bien. Même si en ces temps actuels, cela ne semble pas très à la mode...

Bernard Stasi est celui qui m'a donné de faire éclore ma passion pour la polique (la "res publica", la chose publique). C'est à la suite d'homme comme lui, que je me situe dans mon engagement citoyen. Aujourd'hui dans la sphère politique française, seul le MoDem, héritier du Centre des Démocrates Sociaux (CDS) dont fut vice-président Bernard Stasi, permet de porter ces valeurs. Certes le Mouvement Démocrate n'est pas parfait, mais il a le mérite de proposer une manière de faire de la Politique autrement que dans ces sempiternelles alliances