25.05.2008

Philadelphie

Cet article ne porte pas sur la ville de l'État de Pennsylvanie, située au nord-est des États-Unis, qui porte ce nom mais sur l'étymologie de ce terme. Il y a des choses qui sont quand même importante dans la vie pour que l'on s'y arrête et que l'on prenne le temps de prendre le temps de les goûter pour ce qu'ils sont par les mots qui les désignent.

Le Français, même si c'est une langue très riche, manque cruellement de mots pour dire l'amour. Il n'y a qu'un verbe, aimer. Ainsi, donc on aime Dieu, comme on aime sa femme, Mozart, son chien, sa voisine, sa boulangère etc... Même si vous allez me dire, et vous aurez raison qu'il y a des qualificatifs qui permettent d'appronfondir le verbe. Oui, certes c'est pour celà qu'ils existent... Cependant, il m'apparaît frustrant de devoir sans cesse ajouter quelque chose derrière ce verbe AIMER. Ce verbe ne devrait-il pas suffir à lui-même pour exprimer toute la force de ce que l'on ressent pour l'autre. Je n'ai pas le même lien, la même affection pour mes amis, que pour mon voisin ou ma boulangère... excusez-moi du peu...

C'est là où un petit tour dans le grec peu nous être utile, et il est vraiment dommage que la langue française n'est pas repris ces distinctions subtils. Cependant, nous pouvons utiliser cette langue ancienne à bonne escient. Ainsi, ce mot PHILADELPHIE (amour des frères) m'apparaît comme plus adapté quand on désire témoigner de son affection à un ami sans qu'il y ait de confusion, faut-il inventer pour celà un mot, tient pourquoi pas : inventons donc un verbe PHILDELPHIER. Le français est une langue vivante après tout et une langue vivante c'est fait pour évoluer. Non ?

 

Inventer des mots, inventer des concepts, cela permet de préciser sa pensée, de lui donner plus d'acuité, plus de constance et aide à mieux concevoir le monde qui nous entoure et à préciser ce que je veux vivre au coeur de ce monde. Il faut toujours partir à l'aventure, partir toujours plus loin que son port t'attache, pour mieux y revenir. 

La vie c'est comme les mots, il ne faut jamais cesser de l'inventer pour vivre, comme pour dire, MEILLEUREMENT MIEUX !

Les frères Dardenne

Jean-Pierre et Luc Dardennes vous connaissez ? Bien-sûr que oui, si vous écoutez un tant soit peu les médias actuellement ou si vous êtes férus de cinéman. Ce sont deux frères, cinéastes, Belges, originaire de la région de Liège, qui ont eu la chance d'avoir, par deux fois, la Parme d'Or au Festival de Cannes, la première fois pour Rosetta en 1999 et en 2002 pour l'Enfant.  Cela leur a donné notoriété et pignon sur rue.

Ce ne sont pas des films comme les autres, il n'y a pas grand renfort d'effets spéciaux, ni de bande son, ni même de grande promotion. Les frères Dardennes sont par ce qu'ils sont, comme leur film. Caméra à l'épaule, ils dépeignent des situations vrais, bien souvent des pe365190862.jpgrsonnes en souffrance, mais sans misérabilisme, sans côté un peu gnan-gnan, à la guilauve. Le silence, le concils des dialogues fait resplendir véritablement le jeu des acteurs. On ne sort pas indemne des films des Dardenne, l'un ou l'autre nous marque dans notre existence, tel scène nous parle et nous habite. On lit, ici ou là, que c'est du "cinéma social"... est-ce être social que de dépeindre la vraie vie des vraies gens, sans chercher à faire dire ou à faire croire ce qu'il n'est pas. Je ne suis pas suffisament expert pour le dire, cependant cela fait du bien d'avoir ce genre de film qui touche à la réalité. Certes cela n'aide pas forcement à se divertir, sans ce cas allons voir les super productions hollywwodiennes c'est pas mal, ou bien encore faisons plaisir en allant voir Bienvenue chez les Ch'tis - qui soit dit en passant est loin d'être sot, puisqu'il y est question d'amour vrai authentique sous couvert d'humour et d'autodérision - mais cela nous aide à réflechir et à prendre une bonne bouffée d'air frais de réalisme.

Je n'ai pas vu le Silence de Lorna, leur film en lice pour la Parlme d'Or, comme vous j'ai entendu, lu des critiques de-ci, de-là, cependant une fois de plus les frères Dardenne semblent fidèle à leur réputation de réalisme et d'émotion authentique. Encore une fois, ils mettent au devant de la scène une actrice inconnue, de 27 ans, origi­naire du Kosovo, Arta Dobrosh. C'est un chemin de vie qui nous est dépeint au travers de Lorna, un chemin qui s'ouvre et se métamorphose parce qu'il nait et semble s'émouvoir de l'amour, c'est ce que semble nous dire le scénario.

J'ai hâte d'aller le voir ! J'espère qu'ils auront la Palme d'Or mais bon l'essentiel n'est pas les récompenses, c'est la beauté du travail, le realisme du scénario et le plaisir d'aller voir un bon et beau film !

Ils ne l'ont pas eu... mais le prix du scénario !

 

22.05.2008

Le souci du détail

Dans notre quotidien, parfois terne et/ou surmené nous avons tendance à ne pas voir ce qui pourrait changer notre vie, ce qui pourrait nourrir notre joie. Bien souvent, nous sommes aveugles, nous ne savons pas regarder là où il faut, comme il le faut. Antoine de Saint Exupéry la dit bien avant moi : "On ne voit bien qu'avec le coeur, l'essentiel est invisible pour les yeux".

Le coeur! C'est important de se souvenir que là est la source de notre vie. Nous passons souvent cette dernière à courir après le temps, parce que ca va trop vite, parce que nous n'arriveons jamais à faire ce que nous aimerions faire à temps, simplement parce que nous avons des contre-temps, parce que aussi souvenons-nous que "le temps perdu ne se rattrape plus".

Apprenons à goûter l'instant présent, apprenons à goûter la vie comme elle se propose à nous dans la simplicité de ce qui nous rend heureux, dans le détail d'une rencontre, dans le souvenir d'un lieu qui nous a apporté de la joie, de la paix, du bonheur. Gardons au coeur cette simplicité de vie. Il ne s'agit pas de faire l'éloge de l'insouciance, mais celui de la dilation de notre coeur, du rayonnement de notre vie. Pour celà, ce n'est pas très compliqué, il nous faut nous rappeler que notre vie est construire à partir des liens du coeur de ceux que nous aimons intensément, ceux et celles qui ne cesse de nous faire devenir ce que nous sommes.

Ne perdons pas une minute pour prendre le chemin du bonheur, notre vie est suffisament courte et les soucis, les obstacles, les handicaps la parcourent suffisament sans que nous venions l'alourdir en nous passant de ceux qui ont du prix à nos yeux. Sachons aussi leur témoigner. Vous comme moi, vous vous êtes senti légers quand un de vos amis vous fait un petit coucou, vous souhaite bonne chance, vous dit qu'il pense à vous ou tout simplement vient vous offrir un petit présent. Juste comme çà, juste parce que aimer non seulement çà se dit, çà se vit, par nous pouvons en témoigner ne serait-ce que par un sourire (cftexte de Raoul Follereau), un morceau de musique partagé, une bonne bière bue. pour le plaisir de déguster des choses simples, un bon repas, bref tout ce qui est bon pour le coeur et pour l'âme .

Simplement parce que comme disait l'Abbé Pierre : "La vie c'est peu de temps pour apprendre à aimer". 

Alors dépêchons-nous d'aimer et surtout, surtout CARPE DIEM !

17.05.2008

Mais où va t'on ?

C'est vraiment mais alors là vraiment abusé. Décidement notre Président de la République se vautre dans le grand n'importe quoi. Non seulement, il prend la parole sur des sujets qui ne sont pas de son niveau de responsabilité, et encore moins de son domaine réservé (Défense et Affaires Etrangères). A ce propos, nous ne l'avons pas beaucoup entendu sur la situation dramatique de la Birmanie ou de la Chine, c'est quand même plus important et du niveau du chef de l'Etat, que de se préoccuper du droit de grève des enseignants, qui est du ressort du ministre de l'Education Nationale. Mais bon, il en est ainsi...

Ce qui me dérange le plus et commence sérieusement à m'agacer, c'est cette liberté d'expression qui commence à être bafouée de plus en plus. Non seulement, il s'en prend aux médias (http://peube.hautetfort.com/archive/2008/05/08/putain-4-ans.html) mais maintenant c'est aux manifestants syndicaux qui sont la ligne de mire de son service de sécurité. Le journal Le Monde nous rapporte, par deux fois, que les services de police, garant de la sécurité du Président (ce qui est bien normal) ont confisqués des banderoles, tracts, casquettes et autres gadgets de revendication de syndicalistes venus manifester et exprimer leur mécontentement  au Chef de l'Etat. Il m'avait semblé que notre constitution protégeait non seulement le droit de grève, la liberté politique et syndicale mais surtout la liberté d'expression. Mais peut-être que je me suis trompé là-aussi...

Ca comment vraiment à bien faire que de constater, jour après jour, que les libertés fondamentales, dans notre pays, appellé tout de même PATRIE DES DROITS DE L'HOMME, soient allegrement piétinées sans que personne ne s'en emeuvent. C'est quand même, vous avouerez affolant. Je ne sais pas vous, mais moi çà comment vraiment à me chauffer mais alors vraiment. Nous sommes dans les commémorations de mai 1968, peut-être que M. Sarkozy se prend pour De Gaulle et veut avoir sa révolte à lui tout seul pour imprimer l'histoire de sa marque. Je sais bien que ce dernier, disait que les Français étaient des veaux, mais il ne faut peut-être pas les prendre pour plus stupides et plus aveugles que nos dirigeants veulent bien le croire.
 
Quant on voit que dans tout les grands corps de l'Etat la grogne monte, même dans ceux réputés comme muets et disciplinés (cf. l'Armée) cela ressemble au tonnerre qui gronde avant l'orage. Je sais bien qu'après l'orage il y a des arc-en-ciels mais il y a des orages qui font des dégats, des innondations et des catastrophes. Alors, n'abusons pas... Nous sommes, encore, en démocratie, nous avons élus des députés (qui commence aussi, enfin, à  se rebeller), sachons leur faire remonter notre agacement contre ce grand n'importe quoi. N'attendons pas qu'il soit trop tard, pour réagir. C'est maintenant, aujourd'hui, qu'il faut prendre notre destin en main. Ne laissons pas notre si beau pays partir à la dérive, sachons garder notre dignité et montrer à celui que nous avons élu à la magistrature suprême qu'il a des compte à nous rendre et qu'il doit accepter les critiques, remarques et manifestation et ne pas les prendre à la dérision.
 
Alors, oui, plus que jamais,
FRANCE REVEILLE-TOI...
avant qu'il ne soit trop tard....