10.10.2008

Cambrai, baie des anges...

beffroi_cmb.jpgIl y a des endroits où l'on a planté sa tente, par les coïncidences de la vie, desquels il est très difficile et délicat de partir. Cambrai en fait partie. Je n'ai pas vraiment choisi de quitter la capitale des bétises et même si j'y suis parti de c'est pas de gaïté de coeur. La vie professionnelle, tout spécialement en cette période, nous pousse à faire des choix malgré soi. Mais voilà, il y a un temps pour tout nous dit une vielle sagesse.

Je tiens à confesser mon affection à cette ville, j'y ai servi pendant 3 ans. Trois ans c'est peu et c'est beaucoup. Je ne ferai pas l'inventaire de toutes ces rencontres, de toutes ces passions, de tout ces combats menés dans le Cambrésis. Peu importe les victoires ou non remportées, ce qui compte c'est d'avoir essayé d'avoir été en cohérence avec ce que je porte comme passion, comme motivation. Quand je pense à Cambai, je ne peux pas m'empêcher à la fameuse citation d'Alfred de Musset dans On ne badine pas avec l'Amour et tout spécialement à la pointe du texte : même si j'ai souffert, même si je me susi trompé, même si.... Et pourtant, j'ai aimé et c'est moi. Voilà ce qui compte avant tout dans la vie, c'est de faire les choses avec amour, avec passion, avec conviction. Le reste, bah c'est le reste. J'ai fait des erreurs, j'ai sans doute été maladroit dans mes paroles, dans mes relations. A celles et ceux qui liront ces lignes et se sentiront concernés je tiens à demander pardon. Je ne suis pas parfait (Dieu merci !) et je tâche d'apprendre de mes erreurs. J'ai juste essayer d'être vrai avec ce que je porte avec ce qui me guide dans cette vie que je tâche de tracer.

Je ne sors pas indemne de Cambrai, mon coeur y est et j'espère y restera, non pas comme celui d'Elizabeth de Hongrie, en cendres dans un reliquaire (lol). Je crois en la valeur, en la force et en la vertu de la fidélité. Je sais que ceux avec qui j'ai lié amitié, ceux avec qui j'ai choisi de partager ma fraternité, mon affection me demeureront fidèles malgré l'éloignement. Choisir ce n'est pas perdre, contrairement à ce que l'on peut entendre ici ou là. Choisir c'est tâcher d'avancer librement vers l'avenir sans oublier, oh que non, sans oublier, même si celà peut faire mal, le passé. C'est le passé qui éclaire le présent et nous donne de bâtir l'avenir. Ce que nous lions par le coeur, nul ne peut le détruire. Pardon, pour ceux qui sont amateurs de passades et oublient, zappent et avancent en ne pensant qu'à leur carrière, leur intérêt personnel. J'espère ne pas être de ceux là, et si jamais je le devenais je compte sur ceux avec lesquels je partage mon amitié pour me le signaler.

Merci alors aux Cambrésiens, aux Cambrésiennes, merci à ceux et celles qui m'ont fait aimer cette ville, merci à ceux qui n'ont jamais cesser d'être là même dans le silence, même dans l'absence de mots, de présence effective. Il y a des personnes dont vous savez, secretement et malgré les apparences (qui sont souvent trompeuses) dont l'amitié, la fidélité, l'affection, le silence sont performatives. Ces personnes se reconnaitront j'espère. Je leur témoigne toute ma reconnaissance, mon affection et les assure de mon entier dévouement et de ma pleine et entière fidélité.

Cambrai est, en quelque sorte, la baie des anges !

07.09.2008

Plaidoyé pour une société humaniste

Il est des discours politiques qui sonnent juste et encore une fois témoignent d'une certain clairvoyance. Certes, je ne vais pas dire du mal, du Président du mouvement politique auquel j'appartiens. "Ceux qui ont le 'désavantage' de bien me connaître savent que cela ne me generait pas de le faire si je n'étais pas en plein accord. Cependant, encore une fois François sonnent juste. Que ce soit sur la prospective de la société française, que d'une nécessaire réforme économique ou bien de pointer du doigt ce qui ne va pas dans le "Royaume de France". Car, nous sommes revenus au temps des rois....

Bref, ci-dessous quelques phrases du discours de clôture de François Bayrou à l'Université d'été du MoDem qui me semble important de retenir:

Sur l'Europe

Trop souvent on a laissé croire aux peuples que l'Europe se faisait  contre eux alors que l'Europe se fait pour eux. Si nous trouvons les mots de cette affirmation, alors je n'ai pas de doute sur ce que sera la réponse des citoyens à la question « Être ou ne pas être… » Cette réponse sera : "Nous voulons être, exister, compter, être reconnus, entendus, dans l'immense débat des empires revenus vers nous comme ils l'étaient au
XIXème siècle.

La République Française

Nous assistons à une régression d'un certain nombre des principes et  des valeurs qui  ont  fait   la République en France.  Je veux rappeler que,  dans  la Constitution,   la première définition de  la République,   le premier  adjectif  qui   lui  est  accolé, c'est démocratique. La Constitution dit : "La République est démocratique, laïque et sociale". Mais,  en France,   la République est  de moins  en moins démocratique,  de moins en moins  laïque et  de moins en moins sociale,  donc de moins en moins République !

Une société humaniste

Les Français ce ne sont pas des sujets, ce sont des citoyens.  Et en s'appuyant sur cette capacité de résistance, les Français chercheront une espérance. Ma conviction est qu'ils ne chercheront pas le grand soir, les « lendemains qui chantent », l'État qui est censé résoudre tous les problèmes à leur place… Car il y a très longtemps qu'ils ne croient plus à ces sornettes.Ce que les Français chercheront, c'est quelque chose de très simple et de très grand en même temps. Ils chercheront une société humaniste pour prendre la place de la société d'injustice qui est actuellement au pouvoir.

Je sais bien qu'il  n'est  pas  facile de passer   les  frontières,

mais c'est en passant les frontières que l'on bâtit des pays pionniers.

Sous le soleil

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Première université du MoDem, mes premières malgré un engagment quasi-archaïque dans le sillage du MoDem. Convivialité, rencontre, retrouvailles sont les maitres mots autant que travail, combativité, simplicité du contact avec nos "chefs" sans flagornerie, ni mégalomanie (photos à venir). Oui, nous avons une équipe qui mène la barque du MoDem sur des eaux pas très tranquille mains avec pugnacité et réalisme. Bien que nous soyons en élection internes cette université d'été fut sous le signe du rassemblement. Nous ne sommes pas à Pierre, à Paul ou à je ne sais qui, nous sommes MoDem et cela suffit à nous rassembler.

C'est comme "Est-ce que le MoDem est à gauche" ? Toujours cette fichue manie de cataloguer, de mettre des étiquettes. Le MoDem n'est ni à droite, ni à gauche, il est MoDem.  C'est à dire positionner de manière à mettre la France en marche. "Ensemble, tout devient possible" était le slogan de M. Sarkozy, ensemble (mais qui au fait est cette ensemble ?). Ce n'est pas le slogan de François Bayrou, ni celui du MoDem mais c'est son positionnement. Travailler ensemble à la construction non seulement d'une force politique nouvelle, mais d'une manière de faire de la politique autrement. Dépasser les clivages afin que les Français et les Françaises puissent avoir enfin des dirigeants qui ne se moquent pas d'eux, des dirigeants qui ne sont pas ceux d'un clan, d'un phrange de la population.

Véritable réussite de cette université d'été, car nous avons entendu un discours vrai, clair et authentique. Alors, continuons à nous mobiliser pour que nous VALEURS triomphent. Non pas pour assouvir une quelconque soif de pouvoir, mais pour se faire le plus proche de ce que les Français attente d'un chef d'état et de gouvernement. Alors, pour une fois qu'il est possible de rendre hommage à M. Sarkozy, faisons-le : ENSEMBLE TOUT EST BIEN POSSIBLE (mais sans lui).

Vive le MoDem et demeuront dans la résistance active et vigilante pour qu'on ne continue pas à nous prendre pour des démeurés.

24.08.2008

La Peur

Il y a quelques temps, dans une de mes lectures, je trouvais un citation de Bernanos mis dans le bouche d'une de ses héros : "Et si j'ai peur, je dirai que j'ai peur, sans honte".  Il me semble que nous avons tous peur de quelque chose, si ce n'est de quelqu'un et si ce n'est de nous-même. Peur de ne pas être à la hauteur, peur d'avoir peur, peur de ne pas être aimé, peur de.... Souvent la peur nous immobilise, nous empêche d'avancer et de nous réaliser. Je n'ai pas de remèdes ou de recettes miracles à proposer, étant moi-même, parfois sujet à cette émotion. Cependant, la peur nous pouvons et devons la laisser nous traverser et pas nous rendre prisonnier et esclave d'elle. Avouer que j'ai peur, c'est accepter une fois de plus que je ne suis pas un surhomme, une surfemme. Nous ne sommes que des hommes et des femmes plus ou moins fragiles, friables, sensibles à ce que notre environnement nous apporte comme émotion.

Cette fragilité, parfois tellement mal considérée, pour nous faire avancer car peut nous ouvrir à la fragilité de l'autre. Ainsi, nous prenons conscience que lui aussi peut être traversé par des peurs qui l'immobilisent ou le ralentissent dans sa croissance. Il faut nous réjouir non pas de sa fragilité et en profiter pour le manipuler ou l'amoindrir cela serait faire honte à notre dignité humaine. Nous réjouir car celà revèle que je suis capable de voir l'autre tel qu'il est, j'apprends ainsi à ne pas le considérer a travers le prisme de mes préjugés. Même si nous ne pouvons pas devenir et être ami avec tout le monde, soyons un minimum poli et respectueux même de ceux que nous n'aimons pas... assez !?

Egalement, cette reconnaissance de notre fragilité, de notre peur, peut nous amener à un chemin de confiance. Confiance en nous, confiance en les autres. Cela peut developper une relation, puisqu'il ne faut pas rester seul avec une peur, il est essentiel de l'identifier. Pour s'en défaire, sachons dire comme Bernanos : "j'ai peur". Pas à tout le monde, mais à ceux en qui nous avons confiance et qui ne trahirons pas cet aveu d'humanité.Ce sont les actes qui parlent bien plus que les paroles...

Gardons confiance en nos amis et apprenons à faire de leur peur un chemin de joie car nous sommes avec eux comme eux sont avec nous qaund le bateau tangue. Il est plus facile d'avoir peur que d'avoir confiance, comme il est plus facile de detester que d'aimer. C'est un chemin d'humanité et d'humilité que d'affronter ses peurs et de les dires à ceux que nous aimons.

William Shakespare a dit "L'esprit oublie toutes les souffrances quand le chagrin a des compagnons et que l'amitié le console". Alors, n'oublions pas d'être là pour nos amis à temps et contre temps. Car sans eux quel sens aurait notre vie ?