07.09.2008
Plaidoyé pour une société humaniste
Il est des discours politiques qui sonnent juste et encore une fois témoignent d'une certain clairvoyance. Certes, je ne vais pas dire du mal, du Président du mouvement politique auquel j'appartiens. "Ceux qui ont le 'désavantage' de bien me connaître savent que cela ne me generait pas de le faire si je n'étais pas en plein accord. Cependant, encore une fois François sonnent juste. Que ce soit sur la prospective de la société française, que d'une nécessaire réforme économique ou bien de pointer du doigt ce qui ne va pas dans le "Royaume de France". Car, nous sommes revenus au temps des rois....
Bref, ci-dessous quelques phrases du discours de clôture de François Bayrou à l'Université d'été du MoDem qui me semble important de retenir:
Sur l'Europe
Trop souvent on a laissé croire aux peuples que l'Europe se faisait contre eux alors que l'Europe se fait pour eux. Si nous trouvons les mots de cette affirmation, alors je n'ai pas de doute sur ce que sera la réponse des citoyens à la question « Être ou ne pas être… » Cette réponse sera : "Nous voulons être, exister, compter, être reconnus, entendus, dans l'immense débat des empires revenus vers nous comme ils l'étaient au
XIXème siècle.
La République Française
Nous assistons à une régression d'un certain nombre des principes et des valeurs qui ont fait la République en France. Je veux rappeler que, dans la Constitution, la première définition de la République, le premier adjectif qui lui est accolé, c'est démocratique. La Constitution dit : "La République est démocratique, laïque et sociale". Mais, en France, la République est de moins en moins démocratique, de moins en moins laïque et de moins en moins sociale, donc de moins en moins République !
Une société humaniste
Les Français ce ne sont pas des sujets, ce sont des citoyens. Et en s'appuyant sur cette capacité de résistance, les Français chercheront une espérance. Ma conviction est qu'ils ne chercheront pas le grand soir, les « lendemains qui chantent », l'État qui est censé résoudre tous les problèmes à leur place… Car il y a très longtemps qu'ils ne croient plus à ces sornettes.Ce que les Français chercheront, c'est quelque chose de très simple et de très grand en même temps. Ils chercheront une société humaniste pour prendre la place de la société d'injustice qui est actuellement au pouvoir.
Je sais bien qu'il n'est pas facile de passer les frontières,
mais c'est en passant les frontières que l'on bâtit des pays pionniers.
21:58 Publié dans Vie de la cité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : humanisme, europe, poitique, bayrou, cap esterel, modem
Sous le soleil

Première université du MoDem, mes premières malgré un engagment quasi-archaïque dans le sillage du MoDem. Convivialité, rencontre, retrouvailles sont les maitres mots autant que travail, combativité, simplicité du contact avec nos "chefs" sans flagornerie, ni mégalomanie (photos à venir). Oui, nous avons une équipe qui mène la barque du MoDem sur des eaux pas très tranquille mains avec pugnacité et réalisme. Bien que nous soyons en élection internes cette université d'été fut sous le signe du rassemblement. Nous ne sommes pas à Pierre, à Paul ou à je ne sais qui, nous sommes MoDem et cela suffit à nous rassembler.
C'est comme "Est-ce que le MoDem est à gauche" ? Toujours cette fichue manie de cataloguer, de mettre des étiquettes. Le MoDem n'est ni à droite, ni à gauche, il est MoDem. C'est à dire positionner de manière à mettre la France en marche. "Ensemble, tout devient possible" était le slogan de M. Sarkozy, ensemble (mais qui au fait est cette ensemble ?). Ce n'est pas le slogan de François Bayrou, ni celui du MoDem mais c'est son positionnement. Travailler ensemble à la construction non seulement d'une force politique nouvelle, mais d'une manière de faire de la politique autrement. Dépasser les clivages afin que les Français et les Françaises puissent avoir enfin des dirigeants qui ne se moquent pas d'eux, des dirigeants qui ne sont pas ceux d'un clan, d'un phrange de la population.
Véritable réussite de cette université d'été, car nous avons entendu un discours vrai, clair et authentique. Alors, continuons à nous mobiliser pour que nous VALEURS triomphent. Non pas pour assouvir une quelconque soif de pouvoir, mais pour se faire le plus proche de ce que les Français attente d'un chef d'état et de gouvernement. Alors, pour une fois qu'il est possible de rendre hommage à M. Sarkozy, faisons-le : ENSEMBLE TOUT EST BIEN POSSIBLE (mais sans lui).
Vive le MoDem et demeuront dans la résistance active et vigilante pour qu'on ne continue pas à nous prendre pour des démeurés.
19:45 Publié dans Vie de la cité | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : modem, université d'été, nice, agay, bayrou
24.08.2008
La Peur
Il y a quelques temps, dans une de mes lectures, je trouvais un citation de Bernanos mis dans le bouche d'une de ses héros : "Et si j'ai peur, je dirai que j'ai peur, sans honte". Il me semble que nous avons tous peur de quelque chose, si ce n'est de quelqu'un et si ce n'est de nous-même. Peur de ne pas être à la hauteur, peur d'avoir peur, peur de ne pas être aimé, peur de.... Souvent la peur nous immobilise, nous empêche d'avancer et de nous réaliser. Je n'ai pas de remèdes ou de recettes miracles à proposer, étant moi-même, parfois sujet à cette émotion. Cependant, la peur nous pouvons et devons la laisser nous traverser et pas nous rendre prisonnier et esclave d'elle. Avouer que j'ai peur, c'est accepter une fois de plus que je ne suis pas un surhomme, une surfemme. Nous ne sommes que des hommes et des femmes plus ou moins fragiles, friables, sensibles à ce que notre environnement nous apporte comme émotion.
Cette fragilité, parfois tellement mal considérée, pour nous faire avancer car peut nous ouvrir à la fragilité de l'autre. Ainsi, nous prenons conscience que lui aussi peut être traversé par des peurs qui l'immobilisent ou le ralentissent dans sa croissance. Il faut nous réjouir non pas de sa fragilité et en profiter pour le manipuler ou l'amoindrir cela serait faire honte à notre dignité humaine. Nous réjouir car celà revèle que je suis capable de voir l'autre tel qu'il est, j'apprends ainsi à ne pas le considérer a travers le prisme de mes préjugés. Même si nous ne pouvons pas devenir et être ami avec tout le monde, soyons un minimum poli et respectueux même de ceux que nous n'aimons pas... assez !?
Egalement, cette reconnaissance de notre fragilité, de notre peur, peut nous amener à un chemin de confiance. Confiance en nous, confiance en les autres. Cela peut developper une relation, puisqu'il ne faut pas rester seul avec une peur, il est essentiel de l'identifier. Pour s'en défaire, sachons dire comme Bernanos : "j'ai peur". Pas à tout le monde, mais à ceux en qui nous avons confiance et qui ne trahirons pas cet aveu d'humanité.Ce sont les actes qui parlent bien plus que les paroles...
Gardons confiance en nos amis et apprenons à faire de leur peur un chemin de joie car nous sommes avec eux comme eux sont avec nous qaund le bateau tangue. Il est plus facile d'avoir peur que d'avoir confiance, comme il est plus facile de detester que d'aimer. C'est un chemin d'humanité et d'humilité que d'affronter ses peurs et de les dires à ceux que nous aimons.
William Shakespare a dit "L'esprit oublie toutes les souffrances quand le chagrin a des compagnons et que l'amitié le console". Alors, n'oublions pas d'être là pour nos amis à temps et contre temps. Car sans eux quel sens aurait notre vie ?
16:59 Publié dans Libres propos | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : peur, bernanos, shakespeare, abandon, confiance, curé de campagne
21.08.2008
Big brother

Le journal La Croix titrait ce jour, 21 août 2008, Bracelet électronique jusqu'où ? On apprend que maintenant certain bébé dès leur naissance sont munis de ce genre d'objet afin de lutter contre les rapts ou même pour rassurer certain parent lorsqu'il prenne leur douche. Non seulement, nous sommes, nous adultes, constament "tracé" par notre carte bleue, notre téléphone mobile, internet etc... voilà que les tout petits sont confronté à cette même tendance. A force de vouloir lutter contre toutes les dérives, toutes les peurs, toutes les angoisses ou névroses qui germent et demeurent dans notre société, nous allons de plus en plus vers à la fois une déresponsabilisation par cet excès de "confiance" en la machine mais aussi une fuite en avant de notre conscientisation et de notre vigilance. La fameux "qu'as-tu fait de ton frère" de l'Ecriture va trouver vraiment sa réponse dans cette faite par Caïn lorsqu'il a tué Abel : "suis-je le gardien de mes frères ?" En l'occurence, non puisque c'est la machine... sic. Le même système est prévu pour les personnes agées.
Dans cet même journal, Axel Tûrck, président la Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés évoquait dans un entretien , la métaphore de la grenouille (rien à voir avec le boeuf) : "si vous jetez le batracien dans un bocal d’eau bouillante, il va s’en éjecter au plus vite, mais si vous le placez dans une eau à bonne température et que vous augmentez doucement cette dernière, il finira par mijoter sans même s’en rendre compte."C'est fort juste il me semble. Petit à petit nous sommes infantilisé par cette omni-surveillance. Ce fameux libre arbritre qui fait une des fierté de l'être humain sera petit à petit dénaturé et finira par ne plus exister. Si la machine le veut, si la machine surveille alors...
Nous partons à la dérive. La technologie a du bon et est ô combien utile et agréable et pas que pour le travail et les loisirs mais cela ne doit pas aller au mépris de l'exercice de notre responsabilité, de notre pleine humanité. Nous sommes responsable des uns des autres, n'en déplaise à Caïn. Nous avons tendance à ignorer l'autre, à nous enfermer sur notre propre désir sans faire l'effort d'entrer dans celui de l'autre. Il y a une différence entre le respect, l'égoïsme, l'indifférence. N'en déplaise à certain, l'autre est important parce qu'il est celui qui m'apprend à être. Alors soyons vigilant, une fois de plus, ne faisons pas n'importe quoi :
"Tout m'est permis mais tout ne m'est pas profitable" nous dit encore l'Ecriture...
22:30 Publié dans Libres propos, Vie de la cité | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : 1984, bracelet électronique, bébé, alzheimer, cnil, axel turck, cain




