22.10.2008

Soeur Emmanuelle

soeur_emmanuelle_big.jpgSoeur Emmanuelle a rejoint la maison du Père, lundi 20 octobre 2008. Beaucoup de témoignage lui ont été rendu avec éloquance et justesse de ton.

Le Président de la Fondation de l'Armée du Salut, association qui oeuvre dans le meme sens que soeur Emmanuelle, a écrit à sa supérieur provinciale pour lui témoigner de "toute l’estime, toute la reconnaissance que l’Armée du Salut lui manifeste." Voici le texte de la lettre, tiré de son site Internet.

Ma mère,

L’engagement de sœur Emmanuelle en faveur des plus pauvres et des plus déshérités témoigne de l’importance de nous faire sans cesse plus proche de chacun de nos contemporains. Avec une énergie inlassable, elle n’a jamais cessé de dénoncer et de combattre les injustices de notre temps.

Sa proximité avec les plus pauvres, notamment les enfants, son insistance à nous faire comprendre que ceux qui sont rejetés par notre société ont beaucoup à nous apprendre. Cela nous incite à continuer ce combat contre toute forme de pauvreté et d’injustice.

Alors qu’elle vient de décéder, je tiens à vous exprimer toute l’estime, toute la reconnaissance que l’Armée du Salut lui manifeste.

Puisse son exemple, son engagement et son respect pour chaque homme devenir ferment d’une société qui s’intéresse d’abord à l’homme et à son devenir.

Je vous adresse, ma Mère, ainsi qu’à chacune des sœurs de votre congrégation, ma profonde sympathie et ma proximité dans la peine qui vous touche.


Alain Duchêne, président de la Fondation de l'Armée du Salut

12.10.2008

Etre...

La question fondamentale dans la vie est de savoir qui l'on est. Il est parfois plus facile de répondre par la négative et de définir ce que je ne suis pas, mais cela ne répond pas à la question (encore un dialogue qui se termine par un silence...). La vie, au fil du temps qui passe, nous a plus ou moins bosselé, nous arrivons donc avec nos blessures, nos faiblesses, nos failles. C'est ainsi, nous n'y pouvons rien pour nous, mais nous pouvons nous efforcer de ne pas être volontairement pour les autres des blesseurs, des bosseleurs. Notre caractère se forge petit à petit, il est fait de ce que nous sommes.

Nous ne serons jamais que ce que nous sommes, c'est une jolie totologie. Arrêtons de jouer à cache,-cache à porter des masques pour faire beau, pour faire comme si, arretons aussi de faire mal pour le plasir de faire mal, c'est pas très utile et çà blesse surtout l'autre. Quelle est l'utilité ? Aucune. Apprenons à accepter l'autre comme il est, avec ses questionnements, avec ce qui fait qu'il est lui, sachons entendre ce qu'il a à nous dire. J'en ai plus que ras le bol de cette sainte ignorance, de ces silences et sourires polis qu'on se lance ou qu'on se laisse. Apprenons à oser dire ce que l'on porte comme vérité, comme désir, comme besoin de la présence de l'autre, même de sa non présence. Arrêtons l'hypocrises par pitié, ne cessons pas de devenir ce que nous sommes en profondeur.

Quand arrêterons-nous de nous mentir, de mentir aux autres ? Quand arrêterons-nous de fuir devant ce qui nous interroge ou ce qui nous fait peur ? Quand oserons-nous  briser le silence pour porter une parole qui construit, réchauffe et qui fait la différence?   Quand oserons-nous être pleinement ce que nous sommes, porteurs tout autant que nous sommes de nos failles, faiblesses ou autres défauts et de nos quelques qualités (tous le monde en a)? Apprenons jour après jour à nous assumer tel que nous sommes et pleinement ce que nous sommes. Espérons (toujours et encore l'espérance) que ce jour viendra prochainement, cela deviendra un facilitateur de relations humaines, cela nous donnera de bâtir un monde plus juste et plus fraternell Je sais, je rêve mais bon d'autres avant moi on rêvé que les noirs et les blancs pourraient monter dans le même bus et c'est devenu réalité...

Devenons ENFIN des hommes et des femmes pour les autres, debouts prêts à rendre compte de l'ESPERANCE qui est en eux. C'est mon rêve que l'honneté, l'authenticité, la générosité deviennent la charte du vivre ensemble de notre monde. Idéaliste très certainement, utopiste peut-être mais voilà mon rêve. Tant pis s'il ne se réalise pas, je pourrai reprendre cette fameuse finale de Musset  (acte II, sc 5), dans "On ne badine pas avec l'Amour:" J’ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois ; c'est moi qui est aimé et non pas un être factice crée par mon orgeuil et mon ennui"

Et puis si mon article, vous ennui, un peu de musique qui adoucit les moeurs... a ce qu'il paraît !

 

10.10.2008

Ulysse from Bagdad

images.jpgSur le web, nous faisons parfois d'heureuse rencontre? Je ne parle pas des sites professionnels tels meetic ou autres mais du surf qui vous amène sur un page non visitée depuis longtemps. C'est ainsi que je découvre que mon auteur préféré Eric-Emmanuel Schmitt va sortit en novembre prochain un roman d'aventure intitulé Ulysse from Bagdad. Je ne vous cache pas que j'ai hâte de le dévorer.

Cependant, en allant plus loin dans le site je me réjouis que sa pièce le visiteur, par laquelle j'ai découvert cet auteur va être jouer en région parisienne mais surtout qu'il a écrit une dictée pour l'Association Européenne contre les Leucodystrophies . Non seulement, c'est un acte fort généreux de mettre son talent au service d'une noble mais le texte est vraiment très beau.

De l'argent et une minute pour espérer. L'espérance et non de l'espoir. Voilà peut-être ce qui nous manque peut-être dans notre monde. Nous pouvons (si nous en avons les moyens... sic) acheter, acheter et encore acheter ce que l'on voudra mais ce qui ne s'achetera jamais c'est le temps que nous consacrons aux autres, c'est l'énergie que nous dépensons par pure gratuité parce que l'on croit simplement en ce que nous faisons. C'est, avant d'être une histoire de foi ou d'engagement religieux, une histoire d'humanité, une histoire de croyance en l'Homme. Nous sommes tous porteurs d'espérance, il faut peut-être faire un effort et se convaincre que malgré "la crise" ou les tristesses ou desagrements quotidens, l'Etre humain est porteur de beauté. Ce n'est pas de l'angelisme ici, c'est éviter d'entrer justement trop rapidement ou définivement dans la desespérance.

Oui, l'espérance c'est ce qui nous manque le plus et ce beau texte d'Eric-Emmanuel Schmitt est porteur de cette espérance. Merci alors pour encore un beau texte et en guise de conclusion, je m'autorise à reprendre la sien : "Souvent le rêve partagé finit par créer de la réalité."

Cambrai, baie des anges...

beffroi_cmb.jpgIl y a des endroits où l'on a planté sa tente, par les coïncidences de la vie, desquels il est très difficile et délicat de partir. Cambrai en fait partie. Je n'ai pas vraiment choisi de quitter la capitale des bétises et même si j'y suis parti de c'est pas de gaïté de coeur. La vie professionnelle, tout spécialement en cette période, nous pousse à faire des choix malgré soi. Mais voilà, il y a un temps pour tout nous dit une vielle sagesse.

Je tiens à confesser mon affection à cette ville, j'y ai servi pendant 3 ans. Trois ans c'est peu et c'est beaucoup. Je ne ferai pas l'inventaire de toutes ces rencontres, de toutes ces passions, de tout ces combats menés dans le Cambrésis. Peu importe les victoires ou non remportées, ce qui compte c'est d'avoir essayé d'avoir été en cohérence avec ce que je porte comme passion, comme motivation. Quand je pense à Cambai, je ne peux pas m'empêcher à la fameuse citation d'Alfred de Musset dans On ne badine pas avec l'Amour et tout spécialement à la pointe du texte : même si j'ai souffert, même si je me susi trompé, même si.... Et pourtant, j'ai aimé et c'est moi. Voilà ce qui compte avant tout dans la vie, c'est de faire les choses avec amour, avec passion, avec conviction. Le reste, bah c'est le reste. J'ai fait des erreurs, j'ai sans doute été maladroit dans mes paroles, dans mes relations. A celles et ceux qui liront ces lignes et se sentiront concernés je tiens à demander pardon. Je ne suis pas parfait (Dieu merci !) et je tâche d'apprendre de mes erreurs. J'ai juste essayer d'être vrai avec ce que je porte avec ce qui me guide dans cette vie que je tâche de tracer.

Je ne sors pas indemne de Cambrai, mon coeur y est et j'espère y restera, non pas comme celui d'Elizabeth de Hongrie, en cendres dans un reliquaire (lol). Je crois en la valeur, en la force et en la vertu de la fidélité. Je sais que ceux avec qui j'ai lié amitié, ceux avec qui j'ai choisi de partager ma fraternité, mon affection me demeureront fidèles malgré l'éloignement. Choisir ce n'est pas perdre, contrairement à ce que l'on peut entendre ici ou là. Choisir c'est tâcher d'avancer librement vers l'avenir sans oublier, oh que non, sans oublier, même si celà peut faire mal, le passé. C'est le passé qui éclaire le présent et nous donne de bâtir l'avenir. Ce que nous lions par le coeur, nul ne peut le détruire. Pardon, pour ceux qui sont amateurs de passades et oublient, zappent et avancent en ne pensant qu'à leur carrière, leur intérêt personnel. J'espère ne pas être de ceux là, et si jamais je le devenais je compte sur ceux avec lesquels je partage mon amitié pour me le signaler.

Merci alors aux Cambrésiens, aux Cambrésiennes, merci à ceux et celles qui m'ont fait aimer cette ville, merci à ceux qui n'ont jamais cesser d'être là même dans le silence, même dans l'absence de mots, de présence effective. Il y a des personnes dont vous savez, secretement et malgré les apparences (qui sont souvent trompeuses) dont l'amitié, la fidélité, l'affection, le silence sont performatives. Ces personnes se reconnaitront j'espère. Je leur témoigne toute ma reconnaissance, mon affection et les assure de mon entier dévouement et de ma pleine et entière fidélité.

Cambrai est, en quelque sorte, la baie des anges !