08.11.2008
Ulysse from Bagdad - suite -

Dans une note précédente, j'évoquais la parution prochaine du nouvel ouvrage d'Eric-Emmanuel Schmitt : Ulysse from Bagdad. Ce livre ne déçoit pas, il est dans la même veine que les précédents dynamique, frais, authentique. Il pointe des problèmes sans pathos, ni misérabilisme. Cet aventure de ce jeune homme, irakien, qui part à la quête de son rêve, dans un pays post Sadam Hussein, sous dominination (libératrice - sic) américaine. Il présente des réalités qui sonnent justes, il dépeint des rencontres où l'Amitié et l'Amour tienne toute la place. Loin de minorer les difficultés et les questions qui naissent au fil des pages, c'est avant l'aventure à la fois humaine mais aussi spirituel (dans un sens large) qui nous est posé.
A son habitude, Eric-Emmanuel Schmitt, nous entraîne dans un questionnement éthique, dans une manière de nous comporter et de vivre la relation avec l'autre. C'est de la fraicheur, de la joie, du bonheur et du repos que de lire cet ouvrage. Je vous le recommande vivement comme l'ensemble de l'oeuvre de cet auteur. Nous n'en sortons pas indemne mais c'est sans doute parce ce livre nous provoque à la vie, nous invite à la rencontre et nous questionne sur ce que nous faisons de notre frère, qui est parfois le lointain qui se fait proche. C'est ce que vit Saad Saad malgré tout, malgré les péripéties et les difficultés. J'ai hate d'échanger avec vous sur ce nouveau joyeaux de l'auteur, notament, de M. Ibraïm et les fleurs du Coran.
17:25 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ulysse from bagdad, ee schmitt, saad saad, irak, sadam hussein, demandeur d'asile
07.11.2008
Barack H. Obama:l'Histoire en marche
C'est avec grande joie et immense soulagement que j'ai appris, comme beaucoup, le nom du 44ème Président des Etats-Unis : Barack Hussein OBAMA. Non sans humour, les grands électeurs ont choisi de mettre leur avenir, et celui de tout le peuple des Etas-Unis entre les mains d'un homme qui a pour second prénom, le nom d'un de leur ennemi juré (bien que défunt). Cette homme est également métisse dans sa peau, mais aussi dans son origine. Les médias l'ont souligné en en faisant des tonnes et j'aime assez la précision "Non, non il n'est pas noir, il est métisse". Ralala les doux euphémismes pour ne pas oser dire les choses en l'état. Que cet agacant cette langue de bois, ce poliquement correct. Même si cela peut être savoureux s'il on comprend cela non comme un euphemisme mais comme une réalité qui dépasse les clichés noir/blanc... Enfin, là n'est pas l'essentiel. Il n'est pas non plus dans le fait qu'il soit noir ou jeune ou beau ou je ne sais quoi encore. Il est lui-même, fruit de son éducation, de ses convictions, de sa famille. Sa victoire est celle de la démocratie d'une part mais aussi celles d'idées neuves, d'un renouveau pour les Etats-Unis. En tout cas, nous y mettons notre espérance. Cependant, Barack Hussein Obama n'est pas le messie, ni superman. Il ne va pas révolutionner l'Amérique et le monde. Même si l'enthousiasme de son élection est savoureuse, et même si je la partage, la prudence est de mise. Simplement, parce que la Politique ne se règle pas à coup de baguette magique, ni de belles paroles. Il me semble que le nouvel élu en a conscience comme de la pression que chacun lui met sur ses épaules.
Intéressant aussi cet engouement français pour Barack Hussein Obama, comme si nous l'élisions à la tête du pays... Amusant ces sondages tout au long de la campagne pour savoir si les Français étaient prêts à voter pour un noir. Si maintenant, nous faisons nos choix politiques par des critères de couleur c'est n'importe quoi, bientôt après les quotas féminins nous allons avoir des quotas de couleurs. Arrêtons le communautarisme, le choix de l'électeur se porte sur la qualité intrinsèque du candidat et pas parce que il est grand, beau, fort, intelligent ou je en sais quoi d'autre. Cela peut jouer sans doute dans le jugement mais là n'est pas le coeur du choix. Enfin, j'ose y croire sinon c'est à désespérer.
Bref, souhaitons au nouveau Président des Etas-Unis, un mandat fructueux. Puisse t'il avoir cette même lucidité que pendant la campagne. Espérons que le pouvoir ne change pas un homme. Là aussi est mon espérance... Les Américains, le monde à besoin d'entendre autre chose que les mêmes sempiternelles mélodies, et Barack Obama vient apporté ce sang neuf, cette nouveauté. Encore une fois, les Américains ont prouvé leur avance sur le reste du monde par le choix qu'ils viennent de faire. Comme quoi, le slogan, de N. Sarkozy du bon : Ensemble, tout est possible mais j'avoue préférer la version du futur nouvel occupant de la Maison Blanche : "YES WE CAN".
23:40 Publié dans Hommages | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : barack hussein obama, chicago, yes we can, messie, démocrate, bush, usa
29.10.2008
Frère du chemin
La crise financière qui sévit actuellement, cristallise autour de l'avoir. Comme cette question du travail du dimanche (faut-il tout le temps consommer, faut-il tout le temps faire la même chose). En fait, le problème de fond est celui de la gratuité. Problème essentiel de notre société qui cherche davantage le pouvoir, la main mise, le profit avant de chercher à Etre. Nous vivons véritablement une crise de l'être. Nous ne nous posons pas forcement les bonnes questions ou nous nous refusons peut-être tout simplement de nous les poser. Faut-il sans cesse courir après le temps, faut-il amplifier notre temps de travail, pour amplifier notre porte-monnaie ? (mon oeil...) ou le travail peut-il nous aider à être. Car certes c'est une activité économique mais c'est aussi un lieu de rencontre, un lieu de vie, un lieu qui nous donne de nous réaliser et de develloper notre humanité.
"La Vie c'est peu de temps pour apprendre à aimer" nous dit l'Abbé Pierre. Et si cette apprentissage nous le faisions davantage à la recherche de ce que nous sommes et pas de ce que nous pouvons avoir ? Et si nous nous souvenions de cette joie d'être ensemble, tout simplement ensemble, avec ceux que nous aimons du plus profond de notre être. Ceux pour qui nous franchirons les obstacles pour courir à leur rencontre, ceux pour qui la distance ne compte pas. Simplement parce qu'AIMER C'EST ETRE et qu'il n'y a pas de plus grand bonheur que d'être avec, tout simplement. Un regard, une présence, un sourire, même un fou rire autour de plaisanteries apparement puéribles font plus chauds au coeur que des monceaux d'or et d'argent. Oui c'est Etre qui compte, Etre avec, pour ne cesser de devenir soi puisque, une fois de plus, je martelle, encore et toujours que ce sont les autres qui vous font devenir ce que vous êtes. Ne cherchons pas plus loin, le secret du bonheur, ne cherchons pas plus loin ce qui peut nous rendre heureux. Simplement, savoir, non par l'intelligence de l'esprit, mais par celle du coeur, qu'il y a quelque part, quelques un(e)s qui vous aiment et que vous aimez.
Cet amour mutuel, partagé, échangé, multiplié n'est pas un hasard mais une rencontre. Rencontre qui ne cesse de nous faire être, rencontre qui nous fait savourer tout ce qui fait cette histoire batie au fil de la vie. J'ai la certitude qu'il n'y a pas de plus belle manière d'être dans cette vie que d'être, tout simplement, au quotidien, FRERE (ou SOEUR) DU CHEMIN.
21:15 Publié dans Hommages, Libres propos | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : fraternité, rencontre, hasard, chemin, crise financière, emmaüs
22.10.2008
Soeur Emmanuelle
Soeur Emmanuelle a rejoint la maison du Père, lundi 20 octobre 2008. Beaucoup de témoignage lui ont été rendu avec éloquance et justesse de ton.
Le Président de la Fondation de l'Armée du Salut, association qui oeuvre dans le meme sens que soeur Emmanuelle, a écrit à sa supérieur provinciale pour lui témoigner de "toute l’estime, toute la reconnaissance que l’Armée du Salut lui manifeste." Voici le texte de la lettre, tiré de son site Internet.
Ma mère,
L’engagement de sœur Emmanuelle en faveur des plus pauvres et des plus déshérités témoigne de l’importance de nous faire sans cesse plus proche de chacun de nos contemporains. Avec une énergie inlassable, elle n’a jamais cessé de dénoncer et de combattre les injustices de notre temps.
Sa proximité avec les plus pauvres, notamment les enfants, son insistance à nous faire comprendre que ceux qui sont rejetés par notre société ont beaucoup à nous apprendre. Cela nous incite à continuer ce combat contre toute forme de pauvreté et d’injustice.
Alors qu’elle vient de décéder, je tiens à vous exprimer toute l’estime, toute la reconnaissance que l’Armée du Salut lui manifeste.
Puisse son exemple, son engagement et son respect pour chaque homme devenir ferment d’une société qui s’intéresse d’abord à l’homme et à son devenir.
Je vous adresse, ma Mère, ainsi qu’à chacune des sœurs de votre congrégation, ma profonde sympathie et ma proximité dans la peine qui vous touche.
Alain Duchêne, président de la Fondation de l'Armée du Salut
22:13 Publié dans Hommages | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : soeur emmanuelle, caire, nd sion, alain duchêne, armée du salut




