25.02.2008
De la vertu d'exemplarité...
Qu'un électeur mécontent invective le Président de la République avec une légerté certaine et un propos peu délicat c'est assez habituel même si ce n'est pas forcement louable. Cependant, même si le Chef de l'Etat était dans son droit le plus strict de répondre, le faire par des insultes c'est tout bonnement scandaleux. Au niveau humain tout d'abord, insulter l'autre ce n'est pas, tout d'abord le respecter, c'est aussi entrer dans une attitude de mépris. Ensuite, pour celui qui est à la tête de notre Pays, ce n'est pas non plus donner une image noble ni de la fonction présidentielle, ni de la Politique. C'est à croire que le Président de tous les Français fait tout pour se décrédibiliser et prêter le dos à la critique. C'est peut-être une stratégie... soit !
Ce qui me gène le plus, dans cette affaire, c'est que le gouvernement fait de belles déclarations quant à l'éducation, le nécessaire respect des uns et des autres, les bonnes manières etc... Et voilà que celui qui est à la tête de nos institutions se comporte comme ceux qu'ils condament d'irrespect et devant lesquels nos bonnes gens s'offusquent.
Après, des parents portent plainte parce que leur enfant, après avoir insulté son professeur, s'est pris une claque. C'est vrai, après tout c'est tout à fait normal d'insulter, puisque même le Président de la République le fait. C'est devenu sans doute la norme...
J'avais cru comprendre qu'on reconnaissait un chef à sa vertu d'exemplarité, mais je me suis sans doute tromper... là aussi !
09:31 Publié dans Vie de la cité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarko, salon de l'agriculture, insulte
18.02.2008
Politique spectacle
Dans un entretien accordé ce matin, lundi 18 février 2008, à Europe 1, François Bayrou, président du MoDem demande à M. Sarkozy d'arrêter de faire du spectacle et du sensationnel. Comment ne pas être d'accord, après ces déclarations sur la laïcité, c'est maintenant au devoir de mémoire qu'il s'attaque. Loin de remettre en cause la sensibilisation, o combien nécessaire, sur la Shoah, il me semble que cette thématique est à manier avec très grande prudence. Nous avons encore du mal, nous adultes, à résister à la révolte, à la colère de savoir que nos congénères ont été jusque là par idéologie. Un profond malaise nous habite lorsque nous franchissons les portes de Birkenau, comment est-ce possible tant de haine, de mépris, de dénégation de l'être humain. L'histoire nous en témoigne et nous sommes retournés.19:30 Publié dans Vie de la cité | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Bayrou, Shoah, Birkenau
14.02.2008
Laicité, j'écris ton nom laicité
Monsieur le Président de la République, Nicolas Sarkozy, a renvendiqué recemment, lors du discours qui a suivi son installation comme chanoine d'honneur de saint Jean de Latran, titre que l'on doit à Henri IV, à Rome, une nouvelle conception du rapport entre la réligion et l'Etat. Il a surenchérit un peu plus tard à Ryad pour parchever au cours d'un diner organisé par le Conseil Représentatif des Institutions juives de France (CRIF).
Dans son discours, qui soit dit en passant est fort bien écrit, et contient un beau commentaire de la dernière encyclique de Benoît XVI, il y a quelques petites choses qui me font réagir. Je ne reviens pas sur ses convictions chrétiennes qu'il réaffirme, chacun chemine à son rythme et chacun à le droit d'exprimer ses convictions religieuses ou non convictions religieuses comme il le désire, c'est d'ailleurs cela la laïcité française. Est-ce de la responsabilité, de la compétence d'un chef d'Etat de donner son avis sur le bien fondé de la croyance religieuse ? Je ne pense pas, cela est du domaine de l'intime et, à ce titre, une dimension sensible de la vie de chacun. Le Président de la République n'a pas à me dire comment je dois penser, les critiques fusent suffisament à l'égard des clercs dans ce domaine pour que le politique ne tombe pas dans ce risque. Le Président se doit d'être au-dessus des parties et favoriser la cohésion nationale.
Aussi, comparer la vocation religieuse à la fonction de Président de la République, c'est encore entrer dans la confision des genres. Je ne remets pas à cause l'investissement plein et entier de M. Sarkozy dans la charge que le Peuple Français lui a confié mais je ne pense pas que cela puisse être comparable. Devenir prêtre ce n'est pas rechercher le pouvoir, c'est essayer d'entrer dans une attitude d'ouverture sans cesse à l'autre, à accepter de devenir serviteur de ses frères à l'image du Serviteur, il n'y a pas de campagne électorale, ni de programme si ce n'est l'annonce de la Bonne Nouvelle. Il est nécessaire de cesser les analogies. Même si politique et religion peuvent dialoguer ensemble... Il en est de même dans la comparaison entre la morale de l'instituteur et du religieux.
Pourquoi vouloir absolument tout mélanger... Je n'attends pas du Chef de l'Etat une thèse sur le dialogue entre morale laïque et morale religieuse, ni de savoir si le monde est mieux sans ou avec une croyance en Dieu... Rendons à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu !
22:20 Publié dans Vie de la cité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Laïcité, Benoît XVI, Chanoîne, Latran, Ryan, CRIF, 1905
11.02.2008
De qui se moque t'on
Quand notre Président de la République ne fait pas dans le people en emmenant sa compagne dans un parc d'atraction, quand il ne mélange pas les affaires privés avec les affaires de l'Etat tout en s'offusquant que les médias s'en intéressent quant il ne fait pas des promesses irréalisable (cf Mital en autre) en se moquant allégrement des travailleurs, voilà quil se moque royalement des électeurs.
Dans son allocution radio-télévisé d'hier à propos de l'autorisation du Parlement afin que l'Executif promulgue le traité de Lisbonne, c'est à être plié de rire si ce n'était pas si déplorable. Certes, le Président de la République tient une de ses promesses de campagne (pour une fois) mais est-ce la plus difficile quant on la majorité absolue au Parlement.
Certes, le Parlement est la représentation démocratique du Peuple Français et chosir cette voie pour la ratification est constitutionnelle, certes risquer un référendum où la réponse apportée ne soit pas celle de la question... Mais bon, de là à faire une communication officielle "ex-cathedra" c'est abuser...
A combattre sans péril, on vainc sans gloire" dit la maxime...
08:05 Publié dans Vie de la cité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarko, Europe, Lisbonne




