29.10.2008
Frère du chemin
La crise financière qui sévit actuellement, cristallise autour de l'avoir. Comme cette question du travail du dimanche (faut-il tout le temps consommer, faut-il tout le temps faire la même chose). En fait, le problème de fond est celui de la gratuité. Problème essentiel de notre société qui cherche davantage le pouvoir, la main mise, le profit avant de chercher à Etre. Nous vivons véritablement une crise de l'être. Nous ne nous posons pas forcement les bonnes questions ou nous nous refusons peut-être tout simplement de nous les poser. Faut-il sans cesse courir après le temps, faut-il amplifier notre temps de travail, pour amplifier notre porte-monnaie ? (mon oeil...) ou le travail peut-il nous aider à être. Car certes c'est une activité économique mais c'est aussi un lieu de rencontre, un lieu de vie, un lieu qui nous donne de nous réaliser et de develloper notre humanité.
"La Vie c'est peu de temps pour apprendre à aimer" nous dit l'Abbé Pierre. Et si cette apprentissage nous le faisions davantage à la recherche de ce que nous sommes et pas de ce que nous pouvons avoir ? Et si nous nous souvenions de cette joie d'être ensemble, tout simplement ensemble, avec ceux que nous aimons du plus profond de notre être. Ceux pour qui nous franchirons les obstacles pour courir à leur rencontre, ceux pour qui la distance ne compte pas. Simplement parce qu'AIMER C'EST ETRE et qu'il n'y a pas de plus grand bonheur que d'être avec, tout simplement. Un regard, une présence, un sourire, même un fou rire autour de plaisanteries apparement puéribles font plus chauds au coeur que des monceaux d'or et d'argent. Oui c'est Etre qui compte, Etre avec, pour ne cesser de devenir soi puisque, une fois de plus, je martelle, encore et toujours que ce sont les autres qui vous font devenir ce que vous êtes. Ne cherchons pas plus loin, le secret du bonheur, ne cherchons pas plus loin ce qui peut nous rendre heureux. Simplement, savoir, non par l'intelligence de l'esprit, mais par celle du coeur, qu'il y a quelque part, quelques un(e)s qui vous aiment et que vous aimez.
Cet amour mutuel, partagé, échangé, multiplié n'est pas un hasard mais une rencontre. Rencontre qui ne cesse de nous faire être, rencontre qui nous fait savourer tout ce qui fait cette histoire batie au fil de la vie. J'ai la certitude qu'il n'y a pas de plus belle manière d'être dans cette vie que d'être, tout simplement, au quotidien, FRERE (ou SOEUR) DU CHEMIN.
21:15 Publié dans Hommages, Libres propos | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : fraternité, rencontre, hasard, chemin, crise financière, emmaüs





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Commentaires
Comment dire ... tu as mille fois raison ... !
On est nous parce qu'il y a les autres, on vit parce qu'il y les autres et que la vie est un partage, un partage d'être et pas un partage d'avoirs ...
Merci la vie ... quelle joie que celle de l'être ensemble !
Ecrit par : Pauline | 29.10.2008
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