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25.05.2008

Les frères Dardenne

Jean-Pierre et Luc Dardennes vous connaissez ? Bien-sûr que oui, si vous écoutez un tant soit peu les médias actuellement ou si vous êtes férus de cinéman. Ce sont deux frères, cinéastes, Belges, originaire de la région de Liège, qui ont eu la chance d'avoir, par deux fois, la Parme d'Or au Festival de Cannes, la première fois pour Rosetta en 1999 et en 2002 pour l'Enfant.  Cela leur a donné notoriété et pignon sur rue.

 Ce ne sont pas des films comme les autres, il n'y a pas grand renfort d'effets spéciaux, ni de bande son, ni même de grande promotion. Les frères Dardennes sont par ce qu'ils sont, comme leur film. Caméra à l'épaule, ils dépeignent des situations vrais, bien souvent des pe365190862.jpgrsonnes en souffrance, mais sans misérabilisme, sans côté un peu gnan-gnan, à la guilauve. Le silence, le concils des dialogues fait resplendir véritablement le jeu des acteurs. On ne sort pas indemne des films des Dardenne, l'un ou l'autre nous marque dans notre existence, tel scène nous parle et nous habite. On lit, ici ou là, que c'est du "cinéma social"... est-ce être social que de dépeindre la vraie vie des vraies gens, sans chercher à faire dire ou à faire croire ce qu'il n'est pas. Je ne suis pas suffisament expert pour le dire, cependant cela fait du bien d'avoir ce genre de film qui touche à la réalité. Certes cela n'aide pas forcement à se divertir, sans ce cas allons voir les super productions hollywwodiennes c'est pas mal, ou bien encore faisons plaisir en allant voir Bienvenue chez les Ch'tis - qui soit dit en passant est loin d'être sot, puisqu'il y est question d'amour vrai authentique sous couvert d'humour et d'autodérision - mais cela nous aide à réflechir et à prendre une bonne bouffée d'air frais de réalisme.

Je n'ai pas vu le Silence de Lorna, leur film en lice pour la Parlme d'Or, comme vous j'ai entendu, lu des critiques de-ci, de-là, cependant une fois de plus les frères Dardenne semblent fidèle à leur réputation de réalisme et d'émotion authentique. Encore une fois, ils mettent au devant de la scène une actrice inconnue, de 27 ans, origi­naire du Kosovo, Arta Dobrosh. C'est un chemin de vie qui nous est dépeint au travers de Lorna, un chemin qui s'ouvre et se métamorphose parce qu'il nait et semble s'émouvoir de l'amour, c'est ce que semble nous dire le scénario.

J'ai hâte d'aller le voir ! J'espère qu'ils auront la Palme d'Or mais bon l'essentiel n'est pas les récompenses, c'est la beauté du travail, le realisme du scénario et le plaisir d'aller voir un bon et beau film !

Ils ne l'ont pas eu... mais le prix du scénario ! 

 

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