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08.05.2008

Le résonnance de l'altérité

L'individualisme est une tendance qui guette notre société. Paradoxalement nous n'avons jamais eu autant de moyens de communiquer, de favoriser la rencontre, d'aller vers l'autre et c'est les vertus inverses d'égoïsme, de chacun pour soi qui sont à l'honneur. Regardons un peu autour de nous où les valeurs d'altruisme, de générosité, d'ouverture aux autres sont remplacées facilement par des calculs et des comportements où c'est moi d'abord, les autres après. Je ne généralise pas et je ne mets pas tout le monde dans le même sac mais avouons quand même que parfois, même souvent, je m'intéresse d'abord à moi et ensuite si j'en ai le temps, le goût, l'envie voir même le besoin je m'aperçois qu'il y a d'autres personnes autour de moi. Nous pourrions peut-être faire l'effort de prendre le temps de prendre le temps, d'arrêter de toujours courir après le temps, que de toute manière nous ne rattraperons jamais, de savourer l'instant présent, juste cette minute qui passe, cette rencontre de l'ami(e) qui vient. Oui, apprenons à savourer ce qui fait l'ordinaire de nos jours, apprenons à savourer l'existence de l'autre pour juste ce qu'il est, même dans sa rudesse . Simplement parce que la différence fait grandir et enrichir.

Aussi, dans cette ouverture, posons nous parfois la question, selon la formule consacrée, de savoir non pas ce que l'autre peut faire pour moi, mais ce que moi je peux faire pour lui. Pas dans une démarche mercantile, ou dans un calcul, mais juste pour le plasir de faire plaisir à l'autre, juste pour le bonheur de recevoir la joie de l'autre, juste parce qu'il y a quand même plus de bonheur, de joie à donner qu'à recevoir, juste parce que ce monde serait quand même plus chouette si nous le faisions résonner avec toutes ces valeurs humanistes où c'est l'homme, mais quand je dis l'homme, j'embrasse toutes les femmes (lol), qui est au centre de nos préoccupations. Où c'est son intégrité physique, matérielle, affective,psychique... bref tout ce qui fait qu'il est Homme, qu'il est mon alter-ego, qui m'interesse et pas de savoir combien il gagne, ou ce qu'il fait dans la vie (je vous renvoie au dialogue entre le Petit Prince et son auteur). Apprenons à nous intéresser à l'Humain de chair et d'os, apprenons à faire jouer sa musique au plus profond de notre être et nous apprendrons à danser avec lui au son de cette harmonieuse mélodie que font nos deux musiques. Puisque ce sont les autres qui ne cessent de nous faire devenir ce que nous sommes.

Devenons et apprenons à devenir ces hommes et ces femmes avec et pour les autres. Notre monde, nous-même d'ailleurs irions certainement mieux. C'est dans l'ouverture et dans l'altérité que le monde ne cesse de devenir plus beau. Mais pour celà, n'attendons pas demain, c'est maintenant qu'il faut poser la première pierre pour qu'il devienne un chef d'oeuvre, non pas une construction matérielle mais une construction charnelle. Cela demande du temps, mais que c'est beau de pendre le temps de prendre le temps pour bâtir un chef d'oeuvre

Putain... 4 ans !

Cela fait un an que nous sommes en Sarkozie! Un an de Présidence bling-bling, un an que celui qui a été élu à la tête de la Nation Française nous mène en bateau (en Yatch plutôt). Passons sur le pouvoir d'achat,les vacances en Egypte avec Carla,les caisses de l'Etat qui sont vides,Arcelor-Mital et toutes ces promesses sans lendemain. Pour le dédouaner, avouons cependant que la conjoncture n'est pas facile non plus. Cependant, gouverner c'est prévoir et on ne dit pas un jour blanc, pour dire le lendemain nor. Et aussi, devant cette conjoncture délicate, devant les Français qui essaient de s'en sortir malgré tout on n'a la décence de ne pas s'augmenter de 170% son salaire. C'est vraiment faire injure non seulement aux électeurs mais aussi à l'éthique en politique.

Pour cet anniversaire des 1an de notre Président, grande fête salle Gaveau (pourquoi pas, après tout, faire la fête d'une victoire c'est une bonne chose) mais triste fête car le héros (peut-être préfererait-il hérault) n'est pas venu, pour ne pas être trop bling-bling si j'en crois les journaux. Mais, le lendemain, invitation des quelques 250 députés UMP au Palais pour une sarko-party et fêter l'accesion au trône de Nicolas Ier. Avant petits fours, champagne et autres douceurs (je ne parle pas de Carla), discours ! Jusque là, tout va bien, rien à dire, il est chez lui, c'est lui le chef ! Ok ! Mais, le propos à lui de quoi choquer. Critiquiter abondemment le Président Chirac, sur son bilan, la durée avant d'accéder à la magistrature suprême (avons quand même que le Président Mittérand était plus difficile à batte que Ségo) c'est quand même abuser. Serais-ce trop de rappeler qu'avant d'être au Palais, l'occupant actuel était ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur et chef de file de l'UMP... Sans doute, qu'il n'avait pas toutes les rênes pour gouverner... bien-sûr !!! Non mais, on se moque vraiment des Français là ! Ca devient n'importe quoi !

Mais le pire, quand même c'est les critiques sur la presse. S'offusquer parce qu'ils sont moins favorables au Prince, qu'ils le critiquent, dénoncent sa politique et publient des sondages loin d'être flatteurs, qu'ils n'agissent pas comme il le voudrait, c'est proprement scandaleux. J'avais cru lire dans la constitution que la liberté de le presse était érigée en droit inaliénable. Peut-être que là aussi je me suis trompé... Dire qu'il n'y a pas d'opposition et que par conséquent c'est la presse qui fait office, c'est une fois de plus, mépriser ses adversaires politiques (dont on s'arrange qu'ils n'aient pas beaucoup de moyen de s'exprimer) mais c'est insultant pour les journalistes qui, en leur âme et conscience, avec leur sensibilité propre tâche d'éclairer les Français. Cependant, heureusement qu'il y les vrais journalistes de Paris-Match qui nous font du Sarko-Show, c'est mimi quand même de savoir que quand Nicolas est tendu, sa tendre épouse vient sur ses genoux... Promotion de guimauve assurée... Pendant ce temps là, on ne parle pas des vrais problème....

 Ce constat me rappelle les propos d'un certain François Bayrou tenu pendant la campagne présidentielle. Il nous avait prévenu, mais la facilité est tellement simple, on peut tout promettre et vouloir tout faire en même temps. Mais à quel prix...

Au secours, France, reveille-toi !!!